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Stavelot
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Le musée Guillaume Apollinaire


Guillaume Apollinaire, alors âgé de 19 ans, est en vacances à Stavelot, tandis que sa mère, aristocrate polonaise, fréquente le casino de Spa. Cet été 1899 a sensiblement influencé son œuvre.
Le Musée Guillaume Apollinaire évoque le séjour du poète et plonge les visiteurs dans l'univers artistique de l'auteur de la "Chanson du Mal-Aimé". Un parcours initiatique dans l'œuvre culte d'une des personnalités marquantes du siècle dernier, à travers ses écrits et le regard de Picasso, Chagall, Marie Laurencin, Cocteau, Zadkine,...

Un centre de documentation qui compte plus de 1.000 ouvrages de et sur Guillaume Apollinaire est accessible aux étudiants et aux chercheurs sur rendez-vous.

Au départ de l'abbaye, le visiteur pourra suivre un parcours Apollinaire qui ne manquera pas de le conduire sur les traces de sa << galante >> stavelotaine, Marie Dubois, et à l'ancienne pension Constant qu'il quitta à la cloche de bois, aujourd'hui le restaurant << O Mal Aimé >> imprégné de l'esprit du poète.

Guillaume Apollinaire nous a laissé en rapport avec notre danse folklorique "la maclote" ce joli poème.

                                                                               

    Marie


Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous  mère grand
C'est la maclotte qui sautille
Toutes les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer
à peine
Et mon mal est délicieux 

Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de neige et ceux d'argent
 

 











Des soldats passent et que n'ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

Guillaume Apollinaire